Soit
un espace topologique,
une partie de
et
un connexe de
d’intersection non vide avec l’intérieur de
et avec l’intérieur de
.
Montrer que
.
Comme
et
, on peut écrire
comme réunion disjointe :
. Ainsi on a :
.
Donc si on avait
, on aurait
comme partition (ie. réunion d’ensembles non vides et disjoints) des deux ouverts
et
, et alors
ne serait pas connexe. Ce qui est absurde.
Soit
un espace topologique connexe et
un fermé de
. On suppose que
est connexe.
Montrer que
est connexe.
Qu’en est-il si
n’est pas supposé fermé ?
Pour montrer que
est connexe, on va montrer que toute application continue de
dans
discret est constante.
Soit
continue. La restriction
de
à
(inclus dans
par fermeture) est donc continue, et donc par connexité de
,
est constante.
Pour si fixer les idées, supposons
.
On considère :
.
On a
,
,
et
(car
et
).
Comme
et
sont fermés (resp. comme image réciproque d’un fermé par
continue et par réunion finie de deux fermées), on a montré que les images réciproques des fermés de
discret par
étaient des fermés de
. Donc
est continue, et étant défini sur un connexe et à valeurs dans
discret,
est constant (et vaut 0 ici).
Donc
aussi, ce qui permet de conclure.
Le résultat n’est plus vrai si
n’est pas supposé fermé : considérer
et
, alors
qui est connexe, mais
ne l’est pas (rappel : les connexes de
sont les intervalles de
).
Déterminer
.
Dans tout cet exercice,
et
sont munis de leurs topologies usuelles.
Considérons
, il est évident que
est continue, et on a :
.
Posons maintenant
, à valeurs dans
muni de la topologie discrète, qui est clairement continue.
Alors l’application
est continue à valeurs dans
discret et est donc constante sur les composantes connexes de
.
Il suffit désormais d’évaluer
sur un point par composante connexe afin de pouvoir répondre.

Nous savons que
et
sont en bijections. Mais est-ce que que
et
, munis de leurs topologies usuelles, sont homéomorphes ?
Un raisonnement par l’absurde permet de répondre par la négative :
Supposons l’existence d’un homéomorphisme
. Alors comme
est connexe (car connexe par arc) et comme
est continue, on sait que
est un connexe de
.
Or par bijectivité de
, il vient :
, qui n’est pas un connexe de
(car les connexes de
sont les intervalles de
).
D’où une contradiction.
Nous savons que
, et donc pour tout réel
, on a, en élevant à la puissance :
.
Donc, si on choisit
, on a
, c’est-à-dire :
. Suspect, non ?
De même, si cette fois on pose
, on obtient
, i.e.
. De plus en plus louche…
Quelle erreur avons nous donc pu faire ?
Il faut savoir que la propriété
n’est vraie que si (
et
) ou si (
et
).
Ici,
, on ne peut donc pas écrire
.