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[Maths] Problèmes de la semaine 38 (Septembre 2010)

Posted on : 20-09-2010 | By : camje_lemon | In : Mathématiques, Sciences

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Semaine du 20 au 26 septembre.

On demande des réponses justifiées, les solutions seront données le 27 septembre.

Comme c’était mon anniversaire il y a peu, un petit exercice sur le paradoxe des anniversaires :

  1. Soit un groupe de n personnes, quelle est la probabilité que deux personnes soient nées le même jour ? (en considérant qu’une année dure 365jours)
  2. Combien de personnes doit-on réunir pour obtenir une probabilité de un demi ?

Vous pouvez laisser vos réponses en commentaires, ces derniers ne seront visibles qu’à partir du 27 septembre.

[Maths] Correction des problèmes de la semaine 36 (Septembre 2010)

Posted on : 13-09-2010 | By : camje_lemon | In : Mathématiques, Sciences

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Cet article contient la correction des problèmes de la semaine 36.
Il n’y aura pas de problème pour la semaine 37 (je n’ai pas eu accès à internet).

[Maths] Problèmes de la semaine 36 (Septembre 2010)

Posted on : 06-09-2010 | By : camje_lemon | In : Mathématiques, Sciences

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Semaine du 6 au 12 septembre.

On demande des réponses justifiées, les solutions seront données le 13 septembre.

Cette semaine, un peu d’algèbre linéaire :

  1. Soient u et v deux endomorphismes d’un espace vectoriel E tels que u soit nilpotent d’ordre r et que v\circ u=u\circ v.
    Calculer \mathrm{det}(u+v).
  2. Soit E un espace vectoriel.
    Donner une caractérisation des couples d’endomorphismes (u,v) de E vérifiant \left\{\begin{array}{l}u\circ v=u \\ v\circ u = v\end{array}\right..
  3. Soient \mathbb{K} un corps, n\in\mathbb{N}^* et (a_0,\ldots,a_{n-1})\in\mathbb{K}^{n}.
    Calculer le polynôme caractéristique de la matrice suivante :\left(\begin{array}{ccccc}  0 & \cdots & \cdots & 0 & a_0 \\  1 & \ddots & & \vdots & a_1 \\  0 & \ddots & \ddots & \vdots &  \vdots \\  \vdots & \ddots & \ddots & 0 & a_{n-2} \\  0 & \cdots & 0 & 1 & a_{n-1}  \end{array}\right)\in M_n(\mathbb{K}).

    Les matrices de cette forme (et leurs transposées) portent le nom de matrices compagnons (nous parlerons de ce nom dans la correction, quelques auteurs parlent aussi de matrices de Frobenius) et jouent un rôle assez important : elles interviennent dans une démonstration (parmi tant d’autres) du théorème de Cayley-Hamilton, dans la démonstration donnant la forme d’une suite récurrente linéaire d’ordre fini, dans la démonstration donnant la forme des solutions d’équations différentielles linéaires, dans la décomposition de Frobenius en fournissant une caractérisation des matrices cycliques, dans une démonstration du théorème de Kronecker sur les polynômes de Sylvester, dans une des nombreuses démonstrations des identités de Newton (ou encore formules de Newton-Girard, une démonstration plus connue utilise les formules de Viète) et ailleurs (même dans des résultats très récents)…

Vous pouvez laisser vos réponses en commentaires, ces derniers ne seront visibles qu’à partir du 13 septembre.

[Maths] Correction des problèmes de la semaine 35 (Août 2010)

Posted on : 06-09-2010 | By : camje_lemon | In : Mathématiques, Sciences

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Tout d’abord, LE classique :
Déterminer les applications continues f:\mathbb{R}\to\mathbb{R} telles que \forall(x,y)\in\mathbb{R}^2,\,f(x+y)=f(x)+f(y).

[Maths] Problèmes de la semaine 35 (Août 2010)

Posted on : 30-08-2010 | By : camje_lemon | In : Mathématiques, Sciences

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Semaine du 30 août au 5 septembre.

On demande des réponses justifiées, les solutions seront données le 30 août.

Cette semaine, des équations fonctionnelles :

  1. Tout d’abord, LE classique :
    Déterminer les applications continues f:\mathbb{R}\to\mathbb{R} telles que \forall(x,y)\in\mathbb{R}^2,\,f(x+y)=f(x)+f(y).
  2. Déterminer les applications continues f:\mathbb{R}\to\mathbb{R} telles que \forall(x,y)\in\mathbb{R}^2,\,f\left(\frac{x+y}{2}\right)=\frac{f(x)+f(y)}{2}.
  3. Déterminer les applications continues f:\mathbb{R}\to\mathbb{R} telles que \forall(x,y)\in\mathbb{R}^2,\,f\left(\sqrt{x^2+y^2}\right)=f(x)f(y).
  4. Déterminer les couples d’applications f,g:\mathbb{R}\to\mathbb{R} tels que \forall x\in\mathbb{R},\,\left\{\begin{array}{l}f(g(x))=x^2 \\ g(f(x))=x^3\end{array}\right..

Vous pouvez laisser vos réponses en commentaires, ces derniers ne seront visibles qu’à partir du 6 septembre.

[Maths] Correction des problèmes de la semaine 34 (Août 2010)

Posted on : 30-08-2010 | By : camje_lemon | In : Mathématiques, Sciences

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[Maths] Problèmes de la semaine 34 (Août 2010)

Posted on : 23-08-2010 | By : camje_lemon | In : Mathématiques, Sciences

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Semaine du 23 au 29 août.

On demande des réponses justifiées, les solutions seront données le 30 août.

Cette semaine, les problèmes vont être un peu plus ludique. Les deux problèmes sont très connus, vous connaissez probablement la réponse, mais ça peut être l’occasion d’en chercher des démonstrations. Évitez d’aller trop vite sur google et wikipedia ;-) .

  1. Peut on remplir un échiquier privé des cases A1 et H8 (ie. en haut à gauche et en bas à droite) à l’aide de dominos couvrant deux cases ? (voir image ci-dessous)
    Attention, les dominos n’ont pas le droit de sortir de l’échiquier (on ne peut pas juste couvrir une case et sortir de l’échiquier) et ne doivent couvrir que deux cases ayant un côté commun (et donc, on ne peut les mettre en diagonal).
    Echiquier
  2. Voici une carte de la ville de Königsberg en 1651 (désormais nommée Kaliningrad).
    La ville de Königsberg
    Peut-on partir d’une des quatre zones et y revenir en passant par tous les ponts une, et une seule fois ?

Comme la semaine dernière, voici un petit amusement mathématique :

  • \begin{array}{rl} & 1+1\\=&1+\sqrt{1} \\ = & 1+\sqrt{(-1)(-1)} \\ = & 1+\sqrt{-1}\sqrt{-1}\\=&1+i^2\\=&1+(-1)\\=&1-1\\=&0\end{array}

    1+1=0 ?! Mais c’est faux!!
    Où est donc l’erreur dans notre raisonnement ?!

Vous pouvez laisser vos réponses en commentaires, ces derniers ne seront visibles qu’à partir du 30 aout.

[Maths] Correction des problèmes de la semaine 33 (Août 2010)

Posted on : 23-08-2010 | By : camje_lemon | In : Mathématiques, Sciences

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Soit E un espace topologique, A une partie de E et C un connexe de E d’intersection non vide avec l’intérieur de A et avec l’intérieur de E\setminus A.
Montrer que C\cap\mathrm{Fr}(A)\neq\varnothing.

Comme \mathrm{Fr}(A)=\overline A-\overset{\circ}{A} et \overbrace{E\setminus A}^{\circ}=E\setminus\overline A, on peut écrire E comme réunion disjointe : E=\overset{\circ}{A}\cup\mathrm{Fr}(A)\cup(\overbrace{E\setminus A}^{\circ}). Ainsi on a : C=C\cap E=(C\cap\overset{\circ}{A})\cup(C\cap\mathrm{Fr}(A))\cup(C\cap(\overbrace{E\setminus A}^{\circ})).
Donc si on avait C\cap\mathrm{Fr}(A)=\varnothing, on aurait C comme partition (ie. réunion d’ensembles non vides et disjoints) des deux ouverts C\cap\overset{\circ}{A} et C\cap(\overbrace{E\setminus A}^{\circ}), et alors C ne serait pas connexe. Ce qui est absurde.

Soit E un espace topologique connexe et F un fermé de E. On suppose que \mathrm{Fr}(F) est connexe.
Montrer que F est connexe.
Qu’en est-il si F n’est pas supposé fermé ?

Pour montrer que F est connexe, on va montrer que toute application continue de F dans \{0,1\} discret est constante.
Soit f:C\to\{0,1\} continue. La restriction f_{\mid\mathrm{Fr}(F)} de f à \mathrm{Fr}(F) (inclus dans F par fermeture) est donc continue, et donc par connexité de \mathrm{Fr}(F), f_{\mid\mathrm{Fr}(F)} est constante.
Pour si fixer les idées, supposons f_{\mid\mathrm{Fr}(F)}=0.
On considère : g:\begin{array}{ccc} E & \longrightarrow & \{0,1\} \\x & \longmapsto & \left\{\begin{array}{ll}f(x) & \text{ si }x\in F \\ 0 & \text{ si }x\in E\setminus F\end{array}\right.\end{array}.
On a g^{-1}(\varnothing)=\varnothing, g^{-1}(\{0,1\})=E, g^{-1}(\{1\})=f^{-1}(\{1\}) et g^{-1}(\{0\})=(E\setminus F)\cup f^{-1}(\{0\})=(E\setminus \overset{\circ}{F})\cup f^{-1}(\{0\}) (car E\setminus \overset{\circ}{F}=(E\setminus F)\cup\mathrm{Fr}(F) et \mathrm{Fr}(F)\subset  f^{-1}(\{0\})).
Comme f^{-1}(\{0\}) et (E\setminus \overset{\circ}{F})\cup f^{-1}(\{0\}) sont fermés (resp. comme image réciproque d’un fermé par f continue et par réunion finie de deux fermées), on a montré que les images réciproques des fermés de \{0,1\} discret par g étaient des fermés de E. Donc g est continue, et étant défini sur un connexe et à valeurs dans \{0,1\} discret, g est constant (et vaut 0 ici).
Donc f=g_{\mid F} aussi, ce qui permet de conclure.

Le résultat n’est plus vrai si F n’est pas supposé fermé : considérer E=\mathbb{R} et F=\mathbb{R}^*, alors \mathrm{Fr}(F)=\{0\} qui est connexe, mais F ne l’est pas (rappel : les connexes de \mathbb R sont les intervalles de \mathbb R).

Déterminer A=\{(x,y)\in\mathbb{R}^2,\,\mid\,(x^2+y^2-1)(x+y)>0\}.

Dans tout cet exercice, \mathbb{R} et \mathbb{R}^2 sont munis de leurs topologies usuelles.

Considérons f:\begin{array}{ccc}\mathbb{R}^2 & \longrightarrow & \mathbb{R} \\ (x,y) & \longmapsto & (x^2+y^2-1)(x+y) \end{array}, il est évident que f est continue, et on a : f^{-1}(\{0\})=\{(x,y)\in\mathbb{R}^2,\,\mid\,x^2+y^2=1\}\cup\{(x,y)\in\mathbb{R}^2,\,\mid\,x+y=0\}.

Posons maintenant g:\begin{array}{ccc}\mathbb{R}^* & \longrightarrow & \{-1,1\} \\ (x,y) & \longmapsto & \left\{\begin{array}{lcl} -1 & \text{ si } & x<0 \\ 1 & \text{ si } & x>0 \end{array}\right. \end{array}, à valeurs dans \{-1,1\} muni de la topologie discrète, qui est clairement continue.
Alors l’application g\circ f:\mathbb{R}^2\setminus f^{-1}(\{0\})\rightarrow\{-1,1\} est continue à valeurs dans \{-1,1\} discret et est donc constante sur les composantes connexes de \mathbb{R}^2\setminus f^{-1}(\{0\}).
Il suffit désormais d’évaluer f sur un point par composante connexe afin de pouvoir répondre.
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Nous savons que \mathbb{R} et \mathbb{R}^2 sont en bijections. Mais est-ce que que \mathbb{R} et \mathbb{R}^2, munis de leurs topologies usuelles, sont homéomorphes ?

Un raisonnement par l’absurde permet de répondre par la négative :
Supposons l’existence d’un homéomorphisme f:\mathbb{R}\rightarrow\mathbb{R}^2. Alors comme \mathbb{R}^2\setminus\{0\} est connexe (car connexe par arc) et comme f^{-1} est continue, on sait que f^{-1}\left(\mathbb{R}^2\setminus\{0\}\right) est un connexe de \mathbb{R}.
Or par bijectivité de f, il vient : f^{-1}\left(\mathbb{R}^2\setminus\{0\}\right)=\mathbb{R}\setminus\{f^{-1}(0)\}=]-\infty,f^{-1}(0)[\cup]f^{-1}(0),+\infty[, qui n’est pas un connexe de \mathbb{R} (car les connexes de \mathbb{R} sont les intervalles de \mathbb{R}).
D’où une contradiction.

Nous savons que e^{2i\pi}=1, et donc pour tout réel x, on a, en élevant à la puissance : e^{2i\pi x}=1^x=1.
Donc, si on choisit x=\frac{1}{2}, on a e^{i\pi}=1, c’est-à-dire : -1=1. Suspect, non ?
De même, si cette fois on pose x=\frac{1}{4}, on obtient e^{\frac{i\pi}{2}}=1, i.e. i=1. De plus en plus louche…
Quelle erreur avons nous donc pu faire ?

Il faut savoir que la propriété (x^n)^m = x^{nm} n’est vraie que si (x\in\mathbb{R}^*_+ et (n,m)\in\mathbb{R}^2) ou si (x\in\mathbb{C} et (n,m)\in\mathbb{Z}^2).
Ici, e^{2i\pi}\in\mathbb{C}, on ne peut donc pas écrire (e^{2i\pi})^x=e^{2i\pi x}.

[Maths] Problèmes de la semaine 33 (Août 2010)

Posted on : 16-08-2010 | By : camje_lemon | In : Mathématiques, Sciences

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Semaine du 16 au 22 août.

On demande des réponses justifiées, les solutions seront données le 23 août.

Le thème de la semaine est la connexité.

  1. Soit E un espace topologique, A une partie de E et C un connexe de E d’intersection non vide avec l’intérieur de A et avec l’intérieur de E\setminus A.
    Montrer que C\cap\mathrm{Fr}(A)\neq\varnothing.
  2. Soit E un espace topologique connexe et F un fermé de E. On suppose que \mathrm{Fr}(F) est connexe.
    Montrer que F est connexe.
    Qu’en est-il si F n’est pas supposé fermé ?
  3. Déterminer A=\{(x,y)\in\mathbb{R}^2,\,\mid\,(x^2+y^2-1)(x+y)>0\}.
  4. Nous savons que \mathbb{R} et \mathbb{R}^2 sont en bijections. Mais est-ce que que \mathbb{R} et \mathbb{R}^2, munis de leurs topologies usuelles, sont homéomorphes ?

Et pour ceux qui ne sont pas au point avec la notion de connexité, voilà un petit amusement mathématique :

  • Nous savons que e^{2i\pi}=1, et donc pour tout réel x, on a, en élevant à la puissance : e^{2i\pi x}=1^x=1.
    Donc, si on choisit x=\frac{1}{2}, on a e^{i\pi}=1, c’est-à-dire : -1=1. Suspect, non ?
    De même, si cette fois on pose x=\frac{1}{4}, on obtient e^{\frac{i\pi}{2}}=1, i.e. i=1. De plus en plus louche…
    Quelle erreur avons nous donc pu faire ?

Vous pouvez laisser vos réponses en commentaires, ces derniers ne seront visibles qu’à partir du 23 aout.

[Maths] Correction des problèmes de la semaine 32 (Août 2010)

Posted on : 16-08-2010 | By : camje_lemon | In : Mathématiques, Sciences

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Lors d’un jeu télévisé trois boites sont proposées à un participant. Une seule contient un cadeau. Au début de l’émission le participant choisit une boite puis parmi les deux boites restantes l’animateur, qui sait où est placé le cadeau, retire une boite ne contenant pas le cadeau (ce qui est toujours possible : si le participant a pris la boite contenant le cadeau, les deux autres boites sont vides et s’il a pris une boite sans cadeau, une des deux restantes est vide). Puis l’animateur demande au participant s’il souhaite conserver sa boite ou l’échanger avec la boite restante.